Histoire de perle

 

Les perles à travers l’histoire
perle

Il existe une distinction à faire entre les perles fines découvertes de manière tout à fait fortuite et produites naturellement par les mollusques, et les perles de culture, dont la création repose sur l’intervention de l’homme. La seule façon de différencier une perle fine d’une perle de culture est de les passer sous rayons X, ce qui permet d’identifier la nature du corps étranger sur lequel s’est formée la nacre, à savoir soit un grain de sable, soit un nucléon, introduit intentionnellement par l’homme.

Les perles fines sont très rares et leur marché a quasiment disparu. Elles ont très tôt été utilisées pour la réalisation d’anciens bijoux ayant appartenu à des monarques et personnages historiques et constituant de véritables chefs d’oeuvre de l’histoire de la joaillerie: l’Oeuf au Muguet, du joaillier Karl Fabérgé commandé par le Tsar de Russie en 1898 et orné de rubis, de diamants et de perles fines rappelant la forme des clochettes de muguet en est un parfait exemple . Depuis toujours, ces perles fines sont à l’origine de mythes et légendes, et sont reconnues pour leur grande valeur. On raconte notamment qu’elles seraient les larmes de tristesse et de repentir qu’auraient versé Adam et Ève lors de leur exclusion du paradis. Dans la Rome Antique, elles portent le nom de Larmes d’Aphrodite et sont censées protéger les jeunes mariés du chagrin et des pleurs. Enfin, les Romains et les chinois leur attribuent des vertus médicinales, et les consomment régulièrement sous forme de poudre accompagnée d’eau, de vinaigre, ou de jus de citron.

Les perles de culture, quant à elles, bien qu’ayant fait l’objet de test en des temps très anciens , apparaissent principalement vers la fin du 19ème siècle au Japon, sous l’impulsion de Kokichi Mikimoto, qui serait vraisemblablement l’inventeur de la perle de culture ronde, et qui en a fait une véritable industrie, plus connu sous le nom de perliculture. En ce qui concerne la Perle de Tahiti, sa production effective et sa commercialisation ne se feront que très tardivement. En effet, il faudra attendre 1960 pour que Jean Marie Domard, en collaboration avec d’autres perliculteurs japonais plus expérimentés, développe les premiers essais de greffe réussis sur la Pinctada Margaritifera. L’année 1965 est marquée par la première récoltes de 1000 perles. En 1968, les Perles de Tahiti gagnent en qualité et sont produites en plus grande quantité. Enfin, la fin des années 80 constitue le véritable essor de la production de Perles de Tahiti. Aujourd’hui, elles font l’objet d’une AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) et ont pour premier marché de consommateurs le Japon.